Oldenburg [Titre provisoire]

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il y a 4 mois 1 semaine #6733 par jay81
jay81 a créé le sujet : Oldenburg [Titre provisoire]
Voilà le début d'un roman que j'ai commencé à écrire il y a une dizaine d'années, c'est sympa et il lui faudrait vraiment une suite ! ;)

Qu'en pensez vous ? ;)

* * *

Oldenburg, capitale du Aijitan…

La jeune fille tourne au coin de la ruelle sombre. Derrière elle, des bruits de pas. Son pouls s’accélère. Les bruits de pas se multiplient. Elle commence à courir, sans même prendre le temps de se retourner. Quelques pas, elle trébuche… Une ombre se détache soudain du mur, à côté d’elle.

- Venez, il ne faut pas rester là !
- Qui ? Qui êtes-vous ?

La jeune fille se retrouve alors entraînée par le bras. On la conduit dans une nouvelle ruelle. Là, une porte. L’homme en noir l’ouvre d’un geste brusque.

- Restez là ! dit-il
- Mais…

Il est déjà parti… La porte se referme en claquant. Son cœur bat encore plus fort. Tout alentour n’est plus que silence…

* * *


Hallys, petite ville au Nord d’Aijitan…

- Comment ça ? Qu’est-ce que vous entendez par énergie thaurique ?
- Je croyais pourtant avoir été clair, monsieur le maire. Si nous ne faisons pas quelque chose rapidement, la planète est en danger.
- C’est absurde !
- Je m’en doutais ! Le problème avec vous, c’est que dès que vous obtenez un peu de pouvoir, vous perdez tout intérêt pour ce qui ne l’assoit pas davantage. Tout ce qui vous intéresse, c’est vous enrichir. Vous avez subventionné mes recherches, seulement parce que vous saviez qu’elles allaient vous rapporter beaucoup plus, et maintenant ?
- Peut-être… Il est vrai que vous nous avez été d’un recours admirable, professeur. Vous nous avez tous enrichis, la communauté toute entière, grâce à vous et à cette nouvelle source d’énergie que vous avez découverte, nous sommes entrés dans une nouvelle ère ! Je vous admire, vraiment ! Maintenant, ce que vous me dites, me paraît un peu rapide. Sans doute devriez-vous y repenser. Revenez quand vous aurez des preuves de ce que vous avancez !
- Des preuves ! Peuh !…

Le professeur s’en alla, d’un pas rapide. Il traversa le vaste hall de la mairie, et sortit.

- Bonjour, monsieur le professeur, le salua une femme dans la rue.
- Bonjour, Marguerite.
- Vous avez l’air ailleurs aujourd’hui, ça va ?
- Pour l’instant… Si vous m’excusez, j’ai des recherches.
* * *


Territoire des Uggler, Sud d’Aijitan.

- Oui, c’est ça ! Un peu plus haut ! Voilà, c’est parfait !

Melt lança son glaive qui tournoya sur lui-même, cassa deux jarres en équilibre sur une poutre, avant de revenir dans les mains de son propriétaire.

- Très joli ! Tu t’améliores de jour en jour, dis-moi !
- J’ai un bon maître !
- Ha ! Ha ! Oui ! Allez, on rentre à la maison, ta mère doit nous attendre pour dîner !


Plus tard, dans une petite chaumière…

- Alors, comment s’est passé votre journée ?
- Ton fils a drôlement grandi ! Il n’y a presque plus rien que je puisse lui apprendre ! Et il manie l’épée, c’est tout un art !
- Je suis fière de toi, Melt.
- Merci, maman. Mais est-ce que ça veut dire que…
- Oui, reprit son père, il va bientôt falloir t’en aller pour l’Ecole. Tu es en âge, et tu en connais déjà bien assez.
- Mais, je n’ai pas envie de partir !
- Oh ! Qu’il est mignon, dit sa mère, c’est son père tout craché.

Celui-ci rougit

- Non, plus sérieusement, reprit-il, tu apprendras plein de choses là-bas, tu pourras devenir un grand guerrier ! Quand j’avais ton âge, j’ai toujours rêvé d’y aller, mais mes parents n’avaient pas assez d’argent… Tu as envie de finir cultivateur comme ton père ?
- ….
- Non ! Bien sûr ! Nous voulons ce qu’il y a de mieux pour toi !

Deux mois plus tard, au printemps…

- Au revoir, Melt ! Prend bien soin de toi !
- Au… Au revoir, mon petit !
- Au revoir maman, au revoir papa ! Il les embrassa bien fort.
- En voiture !! cria une voix derrière eux.
- Allez, vas-y, il faut que tu y ailles !

Melt hésita.

- Vas-y, reprit sa mère. Ecris-nous !

Melt s’éloigna

- Promis !

Enfin, il se retourna, se redressa et marcha droit vers le train. Là, il entra dans le wagon 63, sans jamais se retourner. C’était déjà assez dur comme ça, et il savait que s’il se retournait, il n’aurait plus la force de partir.

Enfin, le train partit, d’abord lentement, puis de plus en plus vite…

* * *


- Bon, vous avez tous compris ?
- Oui, boss !
- Je répète quand même, je préfère. Toi, Bogg, tu nous amènes à hauteur du train, dès qu’il arrive. Moi, Gail, et Zeke, on monte à bord, on remonte alors les wagons, en neutralisant tous les contrôleurs, jusqu’au wagon 5, c’est là qu’est l’or. A ce que je sais, ce ne devrait pas être trop dur, 5 gardes tout au plus. Ah, et je ne veux pas de violence inutile ! On ne tue personne, compris ?
- Ouais, boss…
- Bon, alors, allons-y ! Je l’entends qui arrive. Mets les gaz, Bogg !

La jeep partit à toute allure à la rencontre du train.

* * *


- Comment tu t’appelles ?
- Melt.
- Moi, c’est Milly. Je vais voir ma grand-mère à Middelhuf, et, toi, tu vas où ?
- Je vais m’inscrire à l’Ecole.
- L’Ecole ?
- C’est à Ijnsdorf, une école, où on apprend les arts de la guerre.
- Les arts de la guerre ? Elle se mit à rire.
- Pourquoi est-ce que tu rigoles ?
- Les arts de la guerre ! C’est trop drôle ! Comme si tuer les gens était un art !
- Je… je… oui, tu as peut-être raison.
- Pourquoi tu vas là-bas ?
- C’est surtout mon père qui veut que j’y aille, que je devienne un grand guerrier. C’est ce qu’il aurait toujours voulu être.
- Et, toi, c’est ce que tu veux ?
- Je me débrouille déjà pas mal à l’épée, mais…
- Tu as une épée ?
- Oui, elle est là.

Il montra son sac, au sol.

- Fais voir !
- Je… je ne crois pas. Il faut pas que je la montre, pas avant d’être à l’école, je pourrais avoir des problèmes.
- Il n’y a personne d’autre dans la cabine ! Vas-y, montre !
- D’accord, la voilà !

Il ouvrit son sac, et lui dévoila un glaive d’un bon mètre, joliment ouvragé.

- Je te présente Yggsdror.
- Quoi ?
- C’est son nom.
- Tu as donné un nom à ton épée ?! s’esclaffa-t-elle.
- C’est la tradition !
- Vous êtes bien tous les mêmes !
- Quoi ?
- Non, rien. Tu peux la ranger.
- Et, toi, qu’est-ce que tu fais ?
- Comment ça ?
- Je sais pas, moi ? Tu travailles ?
- J’aide mes parents à la ferme, et je vais encore un peu à l’école. C’est ma dernière année.
- Tu as quel âge ?
- Ce n’est pas une chose à demander à une dame !
- Pardon, je…

Elle sourit.

- 16, j’ai 16 ans, et toi ?
- Seulement 14.
- Seulement ? Ça va, t’es déjà grand. Et bientôt, tu le seras encore plus !
- Quoi ?
- Oui, quand tu seras devenu ce grand guerrier.

La porte de la cabine s’ouvrit soudain. Un homme à la figure couverte de cicatrices entra, mitrailleuse à la main.

- Ça va, boss, y’a que deux gamins, ici.
- Amène-les avec les autres, Zeke !
- OK ! Bon, bougez les jeunes, et pas d’histoires, vous allez sagement rejoindre les autres !
Milly fit un signe de tête à Melt, en lui montrant son sac.
- Laissez tout ici, vous n’en aurez pas besoin, reprit Zeke, quand Melt fit mine de prendre son sac. Allez, on se bouge !

Il les conduisit jusque dans la plus grande cabine du train, où de nombreux autres passagers étaient déjà rassemblés. Certains avaient pieds et poings liés.

- Je crois qu’on les a tous, fit Gail.
- Alors à nous le wagon 5 ! Zeke, ferme la porte à clef, et balance-la !
- OK, boss !

* * *


- Mais, professeur, qu’est-ce que vous faites ?
- Ah, Ethan, je dois partir pour quelque temps, tu pourras t’occuper de tout en mon absence ?
- Partir ? Pourquoi ?
- Le maire veut des preuves ! Il va en avoir ! Même s’il me faut parcourir des milles et des milles ! L’enjeu est trop grand !
- Vous ne croyez pas que vous prenez tout ça trop à cœur ?!
- Ecoute, Ethan, j’ai eu une fille, puis un petit-fils, et j’entends bien leur laisser la même chance de vivre que j’ai eue. Si nous ne faisons rien, la planète mourra, tu le sais aussi bien que moi !
- Mais ce n’est pas votre faute !
- Si ! Si seulement je n’avais pas découvert cette maudite source d’énergie !
- Qui a pourtant amélioré nos vies, et en a aussi sauvé beaucoup !
- Quelques vies pour la planète ?! La balance ne semble pas peser en ma faveur !
- Je ne vous retiendrais pas ?
- Non ! Ma décision est prise !
- Vous en êtes sûr ? Je veux dire, de tout ça ? Pour l’instant, ce ne sont encore que des théories !
- Au revoir !
- Bien. Revenez vite !

* * *


- Ecartez-vous, ça va sauter !

La porte du coffre explosa, dans un vacarme assourdissant.

- A nous, l’or ! s’exclama Gail.
- Du calme, les gars ! Chacun aura sa part !
- Mais, boss, y’a rien !
- Comment ça, y’a rien ?!
- Le coffre, il est vide !
- Vide ?! Mais, bon sang, où est passé l’or ?! Rhâââââ !!!!!

* * *


La porte se rouvrit en grinçant.

- Ça va, la voie est libre !
- Mais qui êtes vous ? Comment vous appelez-vous ?
- Disons, que pour aujourd’hui, je suis votre ange gardien, d’accord ? Maintenant, rentrez vite chez vous ! Prenez, cette rue, dépêchez-vous !

Il lui indiqua une direction du doigt.

- Merci… je crois…
- Ne vous inquiétez pas, Allys, on se reverra.

A peine le temps de se retourner, il était déjà parti. Une ombre parmi les ombres.

* * *


- Tu vas parler, oui ?!! Tu sais sûrement où est l’or !!!
- Non, je vous jure, je ne sais rien !!
- Tu veux qu’on te rafraîchisse la mémoire ? Une balle dans la jambe, ça t’aiderait à te souvenir ?
- Non, par pitié ! Je vous jure, je ne sais rien !
- Faudra tâcher d’être plus convaincant ! aboya Gail. Et il lui tira une balle dans la jambe. Le contrôleur hurla.
- Mais, t’es fou ? intervint le boss.
- C’est toi, et tes manières douces qui nous tapent sur les nerfs ! On a bien réfléchi, Zeke, Bogg et moi, et on a plus besoin de toi !

Il pointa son fusil sur lui.

- Quoi ? Mais les gars ? Eh ?!! C’est qui le chef ici ?!!
- Plus, toi, apparemment ! Allez, Zeke, fous-les tous les deux avec les autres ! Et après, on se casse ! On aura sûrement plus de chances ailleurs !

* * *


- On dirait que le train s’est arrêté ! dit Milly.
- Oui, c’est bizarre. Et, t’as vu, là, on dirait que c’est leur chef ?!
- Ouais, je sais. Pourquoi ils l’ont ligoté ? C’est de plus en plus bizarre. Qui sont-ils, pour prendre un train d’assaut, comme ça ?

Le wagon s’immobilisa complètement.

- Je crois qu’on est arrivé, reprit Melt.
- Qu’est-ce que ça peut faire ? Je ne vois pas comment on pourrait sortir ?
- Pourquoi ?
- Je veux dire, on est pieds et poings liés !
- Tu parles de ça ?!

Melt tendit un bout de corde coupée.

- Tu t’es détaché ?! Comment t’as fait ?!
- Règle numéro un pour devenir un grand guerrier : toujours avoir au moins un couteau sur soi. On ne sait jamais ce qui peut arriver !
- Tranche donc mes liens, plutôt que de te vanter !

Melt s’exécuta, et se mit ensuite à détacher tous les autres passagers, tous à l’exception du chef des bandits.

- Eh ! Vous n’allez quand même pas me laisser là !

Les autres passagers étaient déjà tous pour la plupart partis à la recherche de leurs bagages, tandis que les contrôleurs s’étaient rués au-dehors, sans doute pour essayer de réparer leur incompétence.

- Et pourquoi pas ? Vous étiez leur chef, je crois ? lui répondit Milly. Comment on pourrait vous faire confiance ? Un bandit, ça ne change jamais !
- Attendez ! Ils m’ont trahi ! Mes hommes m’ont trahi ! Je ferais n’importe quoi pour me venger ! Je suis de votre côté !
- On n’en a rien à faire !
- Il y a de l’or à la clef !

Milly le fixa droit dans les yeux.

- Ecoute, mon gros bonhomme ! Tu nous vois tous les deux, on n’est encore que des gamins, et ton or, on n’en a rien à faire ! Pas vrai, Melt ?
- Euh…
- Mais, réponds !
- Ouais… c’est vrai !

Sur ce, elle se retourna et entraîna Melt à sa suite. Les bandits avaient détaché les derniers wagons du train. Ils se retrouvaient désormais au beau milieu de la grande forêt d’Ellyn. Les autres passagers avaient, pour beaucoup, déjà retrouvé leurs bagages et longeaient en une longue file la voie, en direction de la prochaine gare. Un contrôleur essayait d’envoyer un message sur une vieille radio.

- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? hasarda Melt.
- On récupère nos bagages, tiens !

* * *


La jeep roulait à toute vitesse le long de la voie ferrée. La route filait en dessous.

- Mais, bon sang, qu’est-ce que c’est que ce bazar ?!

Le professeur arriva à hauteur des wagons du train, immobilisés sur la voie. Une file de gens s’en allait au loin, tandis que trois hommes en uniforme s’agitaient. Le professeur se rangea à proximité, et s’approcha.

- Qu’est-ce qui se passe, ici ?
- On a été braqués ! lui répondit un contrôleur, encore affolé. Et ces pourris ont bousillé notre radio ! Si on ne prévient pas très vite la gare de Faarys, on va se prendre l’express de plein fouet !
- Vous n’avez qu’à utiliser la radio dans ma voiture.
- Merci ! fit-il apparemment soulagé, et courut à la voiture.
Le professeur entra dans un wagon. Il y faisait plus sombre.
- Y’a quelqu’un ?

Un bruit étouffé lui parvint. Un homme était ficelé dans un coin.

- Pourquoi vous a t’on laissé là, mon ami ? Il s’approcha, prêt à le détacher.
- Non, c’est un bandit ! fit une voix derrière lui.

Le professeur se retourna. Un jeune garçon, une jeune fille, ainsi que de bien trop gros bagages l’observaient.

- Qui êtes-vous ?
- Je suis Melt.
- Moi, c’est Milly.
- Non, je veux dire, que faites-vous là ?
- On était dans le train.
- Vous n’êtes pas partis avec les autres ? Où sont vos parents ?
- Eh ! On est grands ! s’exclama Milly.
- Ah bon ! On est plus des gamins ? fit Melt.

Milly lui envoya un coup de coude.

- Et qui est cet homme ?
- C’était le chef des bandits.
- Mais, alors, qu’est-ce qu’il fait là ?
- Ils m’ont trahi ! fit l’homme derrière lui.
- Trahis ? Ha ! Ha !
- Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle là-dedans ?
- Vous, justement, saucissonné comme vous l’êtes !
- Vous feriez mieux de me détacher.
- Au contraire, vous êtes dans la situation idéale pour qu’on vous remette aux autorités compétentes.
- Compétentes ?! Laissez-moi rire ! Le jour où ils sauront faire leurs lacets tout seuls ! La preuve, tiens ! Mon frère en fait partie ! Pas un gramme de cervelle, celui-la !
- Parce qu’il en faut, pour braquer un train ?

Un sifflement retentit dans le lointain. Un contrôleur hurla, au-dehors :

- Sortez tous !! L’express !!!

Le professeur empoigna le bandit, et poussa les jeunes vers la sortie.

- Détachez-moi, on ira plus vite ! cria le bandit.
- Non.
- C’est ça ou la mort !

Le professeur coupa ses liens, saisit Melt et Milly et les emmena jusqu’à sa jeep.

- Mais, nos bagages ?!
- Pas le temps !

Il démarra en trombe.

- Attendez ! s’écria le bandit, courant derrière.
- Grimpe !

Melt et Milly l’aidèrent à se hisser. La jeep accéléra et partit par un large chemin qui menait tout droit à la forêt.

* * *


Une nouvelle journée se levait sur Oldenburg. Allys s’était fort bien remise de ses mésaventures de la nuit précédente, bien qu’encore un peu troublée. C’était la première qu’elle était sortie en boîte depuis longtemps. Elle avait eu envie de s’amuser pour une fois, et qui sait, de faire quelque rencontre. Mais elle n’avait pas prévu de se perdre dans des ruelles sombres, de risquer de se faire violer, et de faire la connaissance d’un étrange capuchon noir, qui soit dit en passant lui avait sans doute sauvé la vie… Pour une fois que la réalité rejoignait les conneries qu’on voyait à la télé !

Elle se leva doucement, puis se glissa sous la douche. Quoi de mieux qu’une bonne douche pour se réveiller, oublier le passé ?

On sonna à la porte.

Pourquoi est-ce toujours dans ces moments-là qu’on choisit de nous déranger ? Allys pesta, comme n’importe qui dans telle situation, puis passa un peignoir et se dirigea vers la porte. La curiosité sans doute.

Elle regarda par le judas. C’était le facteur. Pourquoi ne déposait-il pas tout simplement le courrier dans la boîte ?

Elle ouvrit.

- Une lettre pour Mlle, commença le facteur en l’examinant par l’entrebâillement de la porte, un recommandé.
- Merci.
- Si vous voulez bien signer là ?!
Allys fut obligée d’ouvrir un peu plus grand. Le facteur en profita pour se rincer l’œil davantage. Elle signa rapidement, et lui rendit son crayon.
- C’est tout ?!
- Euh… Oui, pardon.
- Au revoir !

Elle referma la porte.

Qui pouvait bien lui écrire ? Cela faisait des mois qu’elle n’avait pas reçu de lettres, du moins, pas de lettres sérieuses, tout au plus des pubs et des factures.

Elle ouvrit l’enveloppe. A l’intérieur, une grande feuille de papier blanc. Elle la déplia. En plein milieu était écrit : Bientôt. Bientôt quoi ? Allys ne put s’empêcher de repenser aux événements étranges de la nuit dernière et fut saisie d’un frisson. Puis elle se raisonna, froissa la feuille et la mit à la corbeille.

* * *


- Ça en a fait un de ces boucans ! Vous croyez qu’il y a des morts ? fit Melt.
- Demande ça au responsable.

Le bandit ne répondit pas.

- Beaucoup croient que la loi est là pour brimer l’individu, l’empêcher de s’épanouir, ou je ne sais quelles conneries ! Regardez ce que ça donne, quand on se croit plus malin que des millénaires de vie en société !
- Je n’ai jamais voulu ça, d’accord ! fit le bandit, sans décoller les yeux de ses chaussures.
- Pas voulu, mais quand même fait ! La volonté ne change rien ! Seuls les actes importent.
- Les actes ? Et tu crois que je pouvais agir, attaché comme j’étais ?
- C’est toi qui as poussé ces hommes à agir, c’est pareil ! Tu leur as donné l’idée !
- Arrête, s’il te plaît ! Tu crois que je culpabilise pas assez comme ça ?!

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il y a 4 mois 1 semaine #6736 par kalikan
kalikan a répondu au sujet : Oldenburg [Titre provisoire]
je vais t'avouer a truc j'ai lâché ici (La jeep partit à toute allure à la rencontre du train), il y a trop de coupure on passe de l'un a l'autre sans vraiment comprendre,qui plus est quand j'ai commencé a lire j'ai cru a une époque fantasy mais quand j'ai vu le mot train je me suis dis qu'il manquait quelque chose

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il y a 4 mois 1 semaine #6740 par jay81
jay81 a répondu au sujet : Oldenburg [Titre provisoire]
C'est un roman moderne, à la manière de Terry Pratchett, Stephen King ou Game of Thrones.
On a plusieurs intrigues en même temps, qui se complètent et se rejoignent. C'est une écriture proche de celle de l'écriture cinématographique (et qui devait permettre de créer un jeu vidéo). ;)

Pour l'univers, on est plus dans du steampunk, avec une inspiration à la Final Fantasy 7 (on le voit jusque dans le nom de certains personnages).

Après, tu as le droit de ne pas accrocher. ;)

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il y a 4 mois 1 semaine #6743 par gondulzac
gondulzac a répondu au sujet : Oldenburg [Titre provisoire]
C'est ça qui est génial, diverses intrigues qui se produisent en des moments différents mais se rencontrent à l'un ou l'autre épisode de l'histoire.
Exactement ce que je voudrais faire dans les Légendes de Meruvia ;)

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il y a 4 mois 6 jours - il y a 4 mois 6 jours #6747 par stephantasy
stephantasy a répondu au sujet : Oldenburg [Titre provisoire]
Je suis assez de l'avis de Kalikan. L'idée de multiples histoires indépendantes qui finissent par se rejoindre est très intéressante, j'aime beaucoup ça, moi aussi. :) Mais dans le cas présent, on n’a pas encore eu le temps d'intégrer une situation qu'on passe déjà à la suivante. On voyage très vite dans l'espace et dans le temps.

Je n'ai pas réussi à m'accrocher à l'histoire, car j'ai l'impression qu'il manque une mise en contexte, peut-être une description géographique ou situationnelle, quelque chose qui nous permettrait de nous plonger dans la scène en cours. :dry:

En fait, je me rends compte en l'écrivant, cela fait très synopsis. Du coup, c'est comme s'il manquait le média (images ou vidéo) qui nous permettrait de nous immerger et de profiter pleinement de l'histoire ! ;)
Dernière édition: il y a 4 mois 6 jours par stephantasy.

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il y a 4 mois 6 jours #6748 par jay81
jay81 a répondu au sujet : Oldenburg [Titre provisoire]
Oui, c'est un début in medias res très rapide, qui plonge le lecteur au coeur de l'action et l'embrouille un peu avant de lui fournir la clef. Déjà, vers la fin, 3 groupes de personnages se rejoignent : le vieux savant, les jeunes gens à bord du train et le bandit. Seule la jeune fille dans la ville reste isolée. ;)

Après, je ne me rappelle plus ce que je voulais écrire ensuite donc de toute façon... :P

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